Entretien avec Samuel BUOT, pasteur des Assemblées de Dieu |
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| L’interview ci-dessous a été réalisée par Roger EYKERMAN pour une émission sur Fréquence Protestante - Paris au cours de l’été dernier. Samuel BUOT, pasteur des Assemblées de Dieu dans la banlieue parisienne, nous rappelle quelques fondements bibliques à l’action sociale et livre quelques réflexions sur l’engagement dans ce domaine. |
| S.B. : On s’interroge souvent : l’Eglise a-t-elle réellement vocation à mener une action sociale, à exercer un rôle social ? Il paraît essentiel de se rappeler que, depuis toujours, notre Dieu, notre Créateur, est foncièrement soucieux de notre bien-être et de notre capacité à disposer et à entretenir une vie sociale. N’a-t-il pas déjà placé l’homme Adam en Eden, dans ce grand et beau jardin en y pourvoyant à ses besoins matériels et physiques. Il ne désire pas qu’Adam soit isolé mais, bien au contraire, il dira « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui ». Eve est ainsi présentée à Adam avec ces paroles, fondements de notre société : « l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2:24). L’amorce d’une vie sociale est ici bien réelle. Cette vie sociale n’exclut pas la dimension spirituelle qui s’exprime par la relation entretenue entre Dieu et l’homme, comme nous le montre le début du Livre de la Genèse. Puis, malgré la chute, conséquence de la désobéissance de l’homme envers Dieu, Dieu continue de prendre soin de lui. Il lui donne un pays d’abondance où coulent le lait et le miel. Au désert, il pourvoit à ses besoins au travers la manne, l’eau coulant du rocher, la nuée et la colonne de feu, accordant aussi sa protection. Dieu prend soin également de donner les directives nécessaires afin que soient pris en compte les besoins sociaux de son peuple qui est appelé à prendre soin de la veuve et de l’orphelin, de l’étranger (des démunis). Les textes sont là, nombreux : Deutéronome 10:19 « Vous aussi, vous aimerez l’étranger parmi vous, car vous avez été étrangers en Egypte. » Deutéronome 24:17-19 « Tu ne porteras point atteinte au droit de l’étranger et de l’orphelin, et tu ne prendras point en gage le vêtement de la veuve ». Il est ajouté « Quand tu moissonneras ton champ, et que tu auras oublié une gerbe dans le champ, tu ne retourneras point la prendre: elle sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve, afin que l’Eternel, ton Dieu, te bénisse dans tout le travail de tes mains. » Deutéronome 15:10 et 11 « Il y aura toujours des indigents dans le pays; c’est pourquoi je te donne ce commandement: Tu ouvriras ta main à ton frère, au pauvre et à l’indigent dans ton pays. » « Donne-lui, et que ton cœur ne lui donne point à regret… » Bien plus tard, l’enseignement de Jésus – qui reprend les commandements de la Loi – porte l’accent sur ce que devraient être les relations humaines : Matthieu 7:12 « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. » Il ajoutera « Car vous avez toujours les pauvres avec vous et vous pouvez leur faire du bien quand vous le voulez…» (Marc 14:7). Il marque ainsi le chemin qu’il convient de suivre « faire du bien aux démunis… ». L’Histoire de l’Eglise montre, au long des siècles, l’importance que nous devons accorder à notre engagement envers ceux qui sont défavorisés. |
| R.E. : Samuel BUOT, vous êtes pasteur. Vous savez qu’à l’ASEv., nous sommes soucieux de lier l’engagement social au témoignage chrétien. Quel lien faites-vous entre les deux ? |
| S.B. : Un témoignage chrétien efficace devrait impliquer une prise en considération des besoins d’autrui. Les deux sont étroitement liés. Comment annoncer la Bonne Nouvelle de l’Evangile à des femmes et des hommes au ventre vide ? Jésus ne cesse de le prouver quand on le suit pas à pas dans les évangiles. Après avoir enseigné la foule, Il la nourrit : actes montrant combien il est préoccupé par les besoins de l’homme tout entier. Ailleurs, il insiste tant sur la nourriture spirituelle que sur la nourriture physique : l’une n’exclut pas l’autre. « Jésus répondit: Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matthieu 4:4) Notre nourriture, nos vêtements, nos différents sujets d’inquiétude… tout cela ne laisse pas le Fils de Dieu indifférent. Bien au contraire, il nous fait la promesse « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Matthieu 6:33) Ailleurs, nous le voyons travailler à la réintégration sociale. A un lépreux qu’il a guérit de sa lèpre, il dira « va te montrer au sacrificateur» (à l’autorité religieuse) et ce, afin qu’il retrouve sa place dans la société (Matthieu 8:4 ; Marc 1:44 ; Luc 17:14). A une prostituée, il dira « Je ne te condamne pas non plus ; va et ne pèche plus » (Jean 8:11) Elle est ainsi pleinement réhabilitée. Nous le voyons, engagement social, témoignage chrétien… comment peut-on négliger l’un ou l’autre ? |
| R.E. : Avec un regard historique, comment s'est développée concrètement dans l’Eglise cette idée d‘action sociale ? |
| S.B. : Pierce BEAVER, missiologue américain remarquait « On peut remonter le cours de l’histoire jusqu’aux apôtres pour se rendre compte que l’action sociale a toujours accompagné l’action missionnaire… » L’histoire de l’Eglise nous enseigne que les chrétiens ont compris très vite que l’on ne pouvait pas dissocier l’enseignement spirituel de l’engagement social. Cela commence avec l’institution des diacres tel que nous le voyons en Actes 6. Ils ont pour rôle d’assurer chaque jour la distribution des repas auprès des veuves dans le besoin. Leur fonction est devenue une véritable institution dans les communautés chrétiennes du début. L’aide apportée par les églises est vécue alors comme la manifestation naturelle de l’amour de Dieu. Les historiens décrivent les premiers chrétiens comme une communauté annonçant un message nouveau et manifestant une façon nouvelle de venir en aide. Des agapes sont organisées pour les pauvres. L’écrivain TERTULLIEN remarque la simplicité de ces agapes chrétiennes qui s’oppose aux excès des festins païens. La Didaché nous enseigne à ne pas nous détourner de l’indigent. Ainsi l’Eglise nourrit ses pauvres. Elle soutient également ses veuves. On n’envisageait pas l’Eglise sans diaconie. Au 4ème siècle, Julien l’Apostat cherche à comprendre la raison de la croissance du christianisme. Il pense que cette croissance est partiellement liée au soutien que l’Eglise apporte aux indigents. Les chrétiens, par leur engagement, sont à l’origine de bon nombre de concepts novateurs et d’actions en faveur de l’équité sociale : |
Actions en faveur de l’abolition de l’esclavage et du trafic d’esclaves, |
| Humanisation du système pénitentiaire en Angleterre du 19ème siècle, |
Toujours en Angleterre, amélioration des conditions de travail (dans les mines et les usines…), |
La scolarité ouverte aux pauvres, |
Les actions en faveurs des aliénés mentaux, etc.Les témoignages sont nombreux prouvant la pertinence de l’action sociale. |
| R.E. : La responsabilité du pasteur se limite-t-elle à la dimension spirituelle ? |
| S.B. : Non, la responsabilité du pasteur ne se limite pas à la dimension spirituelle. Nous le vérifions au quotidien ! Il intervient tant pour des besoins d’ordre spirituel que pour aider à trouver une solution dans des problèmes dits « matériels ». A cet égard et de plus en plus, il doit être assisté du conseil d’hommes et de femmes aux compétences certaines : assistantes sociales, conseillers juridiques, psychologues, médecins… tous, hommes et femmes qui sont disposés à donner de leur temps par amour de ceux et celles que Dieu placent sur leur chemin. Nos églises recèlent à cet égard des frères et sœurs au savoir-faire précieux. |
| R.E. : L’action sociale s’impose-t-elle aux chrétiens pour elle-même en dehors de tout prosélytisme, ou seulement comme un moyen, un support à l’annonce de l’Evangile ? Où se trouve la limite entre ces deux conceptions ? |
| S.B. : L’action sociale ne se limite pas à être un support à l’annonce de l’évangile mais elle se doit de prendre en considération le besoin du prochain au titre d’un amour tout désintéressé, d’une compassion bien réelle. Cependant, nous nous réjouissons de ce que, le plus souvent, l’acte social conduit à présenter la réponse au besoin spirituel, c'est-à-dire à révéler la bonne Nouvelle en Jésus-Christ, du pardon de nos fautes, du salut de notre âme et de la vie éternelle. |
| R.E. : Vous avez déjà cité plusieurs passages bibliques. En tant que pasteur, voyez-vous un fondement théologique à une action sociale effectuée par des chrétiens au milieu de la société qui les entoure et ne partage pas nécessairement leurs valeurs ? |
| S.B. : Il ne saurait être question de négliger certains au détriment des autres, selon qu’ils partagent ou non nos convictions spirituelles. Nos cœurs sont grands ouverts pour aider tant les uns que les autres. Suivons Jésus au travers les Evangiles et nous verrons qu’il se préoccupe de tous sans distinction ! Mais notre premier critère demeure le souci de la gloire de Dieu. Jésus n’a-t-il pas dit « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 5:16) L’intérêt généreux que nous portons à quiconque est dans le besoin demeure un excellent moyen de mettre en valeur la Personne de Celui qui donne un sens à nos vies ! |
| R.E. : Les membres de nos églises sont aussi des citoyens. Où se trouve le point d’équilibre entre le détachement de ceux qui se préoccupent des choses d’en haut, la dimension spirituelle, et l’implication dans la société comme citoyen ? |
| S.B. : Nous sommes citoyens et avons de ce fait un certain nombre de responsabilités envers la cité. Nous profitons des biens et structures que les institutions mettent à notre disposition, et, de la même façon, nous pouvons souffrir des dysfonctionnements de notre société. Tout ceci nous conduit à nous comporter comme des citoyens à part entière. La Bible est très claire quant à l’attitude qui doit être la nôtre : nous devons agir pour le bien commun ! Cependant nous sommes également préoccupés des affaires de notre Père céleste. Jésus dira avec force : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22:21). Il appartient à chacun de respecter les priorités et d’accorder à Dieu la première place. |
| R.E. : Déjà par sa fonction, tout pasteur a un rôle social. Mais avez-vous pu mettre en place dans votre église des actions de solidarité ou de bienfaisance, ce qu’on appelle couramment des œuvres de diaconie, soit en interne au profit des membres de la communauté, soit en direction d’un public extérieur ? Lesquelles ? |
| S.B. : Les exemples sont multiples et relèvent autant de la volonté collective que de la volonté individuelle. Tous ne font pas la même chose mais tous peuvent et doivent faire quelque chose. Ce qui se fait dans d’autres églises peut également donner des idées. On peut citer les œuvres de diaconies suivantes : |
la banque alimentaire, |
la distribution, chez les particuliers, de colis alimentaires (et ce, quand c’est possible, en partenariat avec les services sociaux), |
le vestiaire afin d’habiller ceux qui en ont besoin, |
les cours de rattrapage, excellent moyen de sensibiliser l’entourage de l’église, |
| le fait d’ouvrir sa maison pour recevoir des jeunes en ruptures (c'est-à-dire accepter les placements opérés par les organismes sociaux), |
être visiteur en prison (ou simplement assister à des cultes en prison avec un aumônier), |
être visiteur à l’hôpital, |
servir le repas aux défavorisés (expérience très enrichissante…), |
parrainer des orphelins au travers d’associations évangéliques, |
afin d’établir des contacts, organiser ou participer à des ateliers divers : travaux manuels, patchwork, broderie, etc. |
chacun peut réfléchir sur la façon de s’intéresser à son prochain…. |
| On peut également choisir son métier ou réorienter sa vie professionnelle de façon à aider notre prochain. Nos institutions évangéliques ont un grand besoin d’infirmiers, d’aides soignantes, d’aides médicaux, d’assistantes sociales, de directeurs, d’éducateurs spécialisés, de psychologues, de secrétaires, de comptables, de cuisiniers… On peut également s’investir dans la mission : |
participer, selon ses compétences, à la traduction de la Bible, |
participer à l’alphabétisation pour donner la possibilité de lire la Bible, |
être médecin, infirmière, infirmier dans un dispensaire (toujours en terre de mission), |
s’impliquer dans une pouponnière, |
enseigner, former, etc. |
A tout âge, et selon ses capacités, on peut trouver le moyen de servir le Seigneur et le prochain. Les témoignages isolés peuvent être émouvants. Une chrétienne âgée de notre église, frêle, toute petite, n’y voyant plus clair, ayant des difficultés à entendre (il fallait capter son regard pour communiquer…) a consacré les 15 à 20 dernières années de sa vie (elle a vécu jusqu’à 90 ans) à confectionner, au crochet, des bandes en coton pour soigner les lépreux. Quel bel exemple de service ! |
| R.E. : La loi impose de bien séparer ce qui relève de l’exercice du culte et la diaconie. Avec quels moyens financiers, en personnel, en locaux ? |
| S.B. : Oui, il est impératif de dissocier les activités liées à l’exercice du culte lesquelles sont régies par la Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat, et la Loi du 1er juillet 1901 régissant les associations culturelles dont relève notre entraide sociale. Les dons et offrandes destinées à la proclamation du culte ne peuvent en aucune façon servir à porter assistance à autrui. Il en est de même des bâtiments cultuels. Il convient donc d’être extrêmement vigilant à cet égard et de s’organiser en conséquence, probablement en créant une Association de type 1901. |
| R.E. : Est-ce que c'est l'ensemble de l'église qui est impliquée dans l’action sociale, ou seulement quelques membres engagés, ou encore le pasteur seul ? |
| S.B. : Un projet bien bâti, bien présenté ne laissera pas indifférent. Nos frères et sœurs dans les églises ne sont pas insensibles aux besoins des plus démunis. Bien au contraire, ils savent montrer beaucoup d’abnégation et de dévouement. Mais ils ont souvent besoin d’une impulsion, de pistes de travail, qu’il leur soit montré ce qui peut être fait. C’est ainsi que l’on voit émerger des talents, apparaître des vocations et que l’Eglise se met en marche. |
| R.E. : Vous semble-t-il qu’il y ait place dans la société pour une action sociale spécifiquement chrétienne ? En employant le langage du commerce, y a-t-il un ou plusieurs créneaux à occuper, des domaines où il y a des manques, ou encore des domaines où des chrétiens ont quelque chose de plus à apporter ? |
| S.B. : Les créneaux où les chrétiens peuvent et doivent se positionner sont nombreux et divers comme nous l’avons déjà vu… aussi divers que le sont la misère et les besoins humains. J’en donnerai simplement deux exemples : Prenons nos institutions chrétiennes venant en aide à la jeunesse en difficulté : que de difficultés pour trouver des éducateurs spécialisés, des psychologues prêts à partager nos valeurs spirituelles. La population de notre pays vieillit, dit-on. Nos hommes politiques nous rappellent régulièrement que les seniors sont de plus en plus nombreux. Puis vient un jour où malheureusement il faut placer dans des maisons appropriées ceux et celles qui souffrent : maisons médicalisées, maisons de retraites. Ne peut-on multiplier les établissements chrétiens, bien sûr ouverts à tous, où jusqu’à la fin de leurs jours, nos plus anciens vivront dans un contexte favorable à nourrir leur foi. Là encore le besoin est énorme et devrait susciter, dans nos rangs, prise de conscience, réflexions, engagements et vocations. |
| R.E. : Dans le cas de personnes extérieures à l’Eglise, comment peuvent s'articuler l'annonce du message évangélique et une action sociale auprès de gens qui sont dans le besoin ou la souffrance, et qui souvent n'attendent rien d'autres qu'une aide matérielle ou psychologique ? |
| S.B. : Bien sûr, il y a celui, celle, qui pour bien des raisons, refuse d’entendre parler de l’Evangile… Mais ne nous appartient-il pas de gagner la confiance de l’autre au travers une action qui tente à répondre à ses besoins fondamentaux. Comme beaucoup, il m’est arrivé de donner une pièce à celui qui tendait la main à un feu tricolore ou à la sortie d’une bouche de métro. Juste donner une pièce me paraît passer à côté de l’essentiel ! Pourquoi ne pas y joindre un Nouveau Testament ou un évangile ? Mais ce n’est pas tout. Nous communiquons tant par la parole que par nos attitudes : un sourire, une salutation, une parole d’encouragement, une amorce de dialogue… et la confiance est gagnée… Nous serons surpris du résultat, de l’impact que nous pouvons avoir, même sur ceux qui nous paraissent les plus fermés à l’Evangile. Méditons sur l’exemple du bon Samaritain et remarquons comment, en plus de l’aide apporté, il savait communiquer amour et prévenance. Le besoin spirituel existe foncièrement… à nous de le réveiller ! |
| R.E. : Quels conseils pourriez-vous donner à des chrétiens qui voudraient, dans leur église, démarrer une action sociale ? Ou quelle conclusion aimeriez-vous laisser à nos auditeurs ? |
| S.B. : Jésus dit à ses disciples « Donnez-leur vous-même à manger. » Un tel ordre nous paraît-il bien réaliste, toujours d’actualité ? Ou est-il inadapté par rapport à l’ampleur des besoins de notre monde ? Bien sûr, tout comme les disciples, nos sommes conscients de l’immensité du défi, de notre incapacité et de ce qui nous manque… Et pourtant quelques pains et poissons constituent la mise de départ pour nourrir cette foule si nombreuse. Nous proclamons avec force la grandeur de Dieu. Nous croyons en la Toute-Puissance de notre Dieu. Alors croyons qu’Il veut nous aider dans ce qu’Il nous confie. Si par amour pour les âmes nous relevons le défi (tout comme il nous y invite), il nous assistera également et multipliera nos possibilités. Ce qu’il nous manque essentiellement, c’est peut-être un regard différent sur ceux qui nous entourent… Un regard exprimant une compassion profonde, un amour réel conduisant à beaucoup plus d’audace et à relever les défis ! Obéissons à la Parole et allons : donnons-leur nous-mêmes à manger ! Retroussons nos manches et Dieu Lui-même accomplira le miracle. |
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