L'HOMOSEXUALITE
CE QUE L'HOMOSEXUALITE EST OU N'EST PAS
L'homosexualité est un phénomène constaté depuis
toujours, choix de vie possible pour les uns, perversion sévèrement
condamnable pour les autres.
L'homosexualité n'est pas une maladie. D'une part, on n'a pas encore
mis en évidence de support organique et, d'autre part, beaucoup d'homosexuels
revendiquent le libre choix de leur homosexualité.
Pour les chrétiens (également pour les Juifs et les Musulmans),
elle est péché puisqu'il y a transgression d'un interdit.
Cependant, parler seulement de péché, c'est nier la force
de pulsions, non désirées, ou non choisies initialement, et
difficiles à maîtriser.
La notion de déviance, fait référence à des
statistiques, mais beaucoup refusent de considérer comme normal"
le comportement de 95% de la population. Malgré une tolérance
plus grande aujourd'hui qu'autrefois, l'homosexualité est frappé
d'un jugement négatif par la majorité de la population, au-delà
de tout clivage religieux ou idéologique.
L'homosexualité est à la fois une déviation sexuelle,
par le changement d'objet du désir qui se porte sur un individu de
même sexe, et une déviance, en ce que c'est une conduite très
minoritaire dans la société bien qu'elle soit présentée
comme un choix de vie possible par des personnes très en vue dans
notre monde d'aujour-d'hui. Trop souvent rejetée, les personnes qui
se ressentent homosexuelles revendiquent la liberté d'exercer librement
leur sexualité et d'être reconnues socialement comme des personnes
à part entière, et non comme des personnes marginales ou des
malades.
QU'EST-CE QUE L'HOMOSEXUALITE ? SES DIVERSES FORMES
Conçu homme ou femme, l'être humain peut, dans certaines situations,
ressentir une attirance affective ou sexuelle pour des gens du même
sexe. Cette attirance peut être le signe d'une tendance homosexuelle,
mais n'est pas nécessairement de l'homosexualité.
Pour un public mal informé, le terme d'homosexualité regroupe
sans nuances des comportements différents, qui peuvent parfois se
retrouver chez une même personne. On peut distinguer la personne homosexuelle,
homme ou femme (c'est alors une lesbienne), qui éprouve de l'attirance
pour quelqu'un de même sexe et désire avoir des relations sexuelles
avec lui ou elle, le pédophile qui recherche les enfants, le travesti
qui éprouve du plaisir à s'habiller en femme, mais qui peut
avoir une vie hétérosexuelle par ailleurs, le transsexuel
qui a le sentiment profond qu'il résulte d'une erreur de la nature
qui lui aurait donné un corps et un aspect physique ne correspondant
pas à son sexe véritable.
Il ne faut pas se fier aux apparences. Certain(e)s vivent des attraits homosexuels
sans que cela soit visible. D'autres paraissent les vivre sans pour autant
être concernés.
L'homosexualité peut aussi être considérée comme
un phénomène de société, car c'est le fonctionnement
social qui réprime, tolère, permet, ou même induit l'expression
de l'homosexualité. L'ardeur combative des homosexuels est souvent
une réaction contre les jugements et l'oppression dont ils sont victimes,
et qui viennent s'ajouter, pour beaucoup d'entre eux à un sentiment
inavoué de culpabilité d'avoir à vivre une différence
subie et généralement non choisie.
Conscients d'appartenir à une minorité, ils ont besoin de
s'affirmer solidairement, de faire accepter leur situation comme normale
et d'être reconnus socialement
A cet effet, les médias jouent un rôle considérable.
Les personnes homosexuelles ont souvent des personnalités très
riches, extrêmement sensibles et raffinées. Elles sont très
présentes dans les élites intellectuelles, les milieux artistiques
et littéraires, le monde du spectacle, le commerce de luxe. Les médias
donnent une image faussée du nombre des homosexuels, banalisent l'homosexualité,
et même peuvent la rendre attirante.
LES CAUSES DE L'HOMOSEXUALITE
De nombreuses hypothèses ont été avancées pour
tenter d'expliquer l'homosexualité: pourquoi et par quel déterminisme
un individu devient-il homosexuel ? Quels sont les facteurs liés
à l'éducation, la structure psychologique, la biologie, etc.
?
L'hypothèse de facteurs biologiques
Si plusieurs études ont été présentées,
souvent par des homosexuels ou des savants humanistes soucieux du respect
des homosexuels, aucune étude sérieuse n'a montré avec
certitude des facteurs biologiques.
Certains retrouvent des pensées homosexuelles dès leurs plus
lointains souvenirs mais on n'a pas trouvé de modifications hormonales
ou génétiques caractéristiques. Il semblerait que des
perturbations très précoces de l'environnement affectif, même
peut-être dès la période prénatale, puissent
jouer un rôle, de même que la façon dont l'enfant reçoit
ses tout premiers soins alimentaires et d'hygiène.
Facteurs psychologiques
Certaines situations se retrouvent fréquemment dans l'histoire de
personnes ayant des. tendances homosexuelles. Quelques exemples peuvent
être utiles pour mettre en garde les parents et tous ceux qui participent
à l'éducation des enfants. Ces situations sont volontairement
simplifiées, pour en faciliter la compréhension, mais la réalité
est toujours plus complexe.
Considérons un garçon, élevé par une mère
à la personnalité très forte, sans présence
masculine réelle: absence du père, ou, ce qui est encore plus
grave, père physiquement présent, mais sans aucune personnalité.
Faute de modèle, l'enfant ne peut apprendre à se comporter
en homme. Le moment venu, il aura peur des femmes dont il craindra la domination
et les fuira.
Prenons maintenant au contraire un garçon dont le père a une
personnalité particulièrement forte, voire écrasante
pour toute la famille. Un tel père est perçu par l'enfant
comme quelqu'un d'inimitable, incapable d'échec. L'enfant ne peut
le prendre comme modèle et organisera sa personnalité dans
la soumission, la dépendance d'autrui et risquera plus facilement
de développer des attraits homosexuels.
Il en est de même pour un garçon "couvé",
surprotégé, qui restera d'une timidité maladive face
à ses pairs. Si l'occasion s'en présente, et inconsciemment
il la favorisera, il deviendra une proie facile pour un séducteur
qui lui apportera compréhension et protection.
Un garçon, élevé dans un milieu exclusivement féminin,
y compris avec des centres d'intérêt et des jeux féminins,
risquera de construire sa personnalité sur des modèles féminins.
Réciproquement, une fille qui garde une image trop négative
de son père pourra avoir tendance à fuir les hommes. Une fille
qui garde une image trop négative de sa mère pourra refuser
sa féminité, adopter un comportement plus viril jusqu'à
vouloir dominer une autre femme.
Une fille, privée d'affection maternelle, pourra rechercher dans
l'homosexualité une telle affection.
Ces quelques exemples parmi d'autres montrent combien il est nécessaire
à un enfant de vivre dans un cadre suffisamment affectif et sécurisant,
avec des modèles masculins et féminins qui tiennent bien leur
place, dans sa famille ou son environnement proche.
Le manque d'équilibre dans l'éducation, une trop grande timidité,
un sentiment d'échec ou de dévalorisation, l'absence d'images
d'identification saines, une mauvaise répartition des rôles
entre les parents, etc., peuvent prédisposer un enfant à l'homosexualité.
Une éducation trop stricte (souvent liée à la pratique
religieuse) peut elle-même jouer un rôle. Dans une telle éducation,
la sexualité est souvent encore un sujet tabou, et les gens de l'autre
sexe sont présentés comme le danger suprême, risque
de perversion et d'immoralité. Aussi, il en résulte souvent
une sorte de hantise et un éloignement par rapport aux gens de l'autre
sexe. Un jeune élevé ainsi ne se sent bien qu'avec ses pairs,
n'y voit aucun danger, et sera totalement désarmé devant une
proposition homosexuelle.
Initiation et passage à l'acte
Si des facteurs psychologiques peuvent favoriser l'homosexualité
latente, beaucoup de personnes homosexuelles le sont devenues réellement
à la suite d'expériences sexuelles précoces qui sont
venues confirmer et traduire en actes cette homosexualité latente.
A l'adolescence, il y a souvent une période d'hésitation et
de grande timidité à l'égard de l'autre sexe. La banalisation
de l'homosexualité dans les médias facilite de telles expériences
qui sont enregistrées par le jeune comme normales pour lui et risquent
d'être un obstacle pour lui permettre d'accéder ensuite à
l'hétérosexualité.
Les homosexuels font parfois des émules auprès des personnes
les plus fragiles et influençables. Enfants et jeunes adolescents
se laissent d'autant plus facilement séduire et initier que la sexualité
est un sujet tabou dans la famille et qu'ils n'ont pu avoir une éducation
lucide et adaptée sur la sexualité.
APPROCHE PRATIQUE
Distinctions fondamentales
Deux distinctions fondamentales doivent être faites par toute personne
concernée pour elle-même ou pour un de ses proches.
Il faut distinguer l'homosexualité
latente inconsciente d'une attirance affective plus ou moins consciente
pour des gens de même sexe , et d'une attirance sexuelle, en
générale consciente.
Des tendances homosexuelles ne sont pas toujours conscientes pour la personne
concernée. Néanmoins, la personne peut être fragile
et, dans certaines circonstances être entraînée malgré
elle à commettre des actes qu'elle refuserait en temps normal.
Ces tendances peuvent aussi être reconnues et acceptées, ou
encore refoulées parce que jugées insupportables.
Il faut distinguer l'attirance
homosexuelle du passage à l'acte homosexuel
Certaines personnes sont conscientes d'avoir des envies homosexuelles, mais
luttent pour ne pas céder à ces pulsions. Elles veulent préserver
l'image qu'elles donnent en société et ne s'affirment pas
comme homosexuelles. D'autres se proclament homosexuelles.
Le passage à l'acte, souvent encouragé par la société,
est une étape de prise de responsabilité, de reconnaissance
de l'homosexualité. Qu'il résulte d'un choix délibéré
après prise de conscience de tendances homosexuelles, ou d'une première
initiation par un tiers sans prise de conscience préalable, il est
souvent le franchissement d'un point de non-retour. Il peut marquer un engagement
quasi définitif dans l'orientation homosexuelle.
Il n'y a pas de statistiques fiables concernant les personnes adultes ayant
des attraits homosexuels qui ne sont pas passées à l'acte
(souci de donner une bonne image sociale, déni de l'homosexualité
latente, peur d'accepter son homosexualité en l'avouant). Le passage
à l'acte est, lui, un repère quantifiable. L'enquête
INSERM sur Les comportement sexuels en France (La Documentation Française,
1993) montre que 1,1% des hommes et 0,3% des femmes avaient eu un rapport
homosexuel avec partenaire pendant l'année écoulée).
SI VOUS CONNAISSEZ DES GENS CONCERNES PAR L'HOMOSEXUALITE
Il est important de se souvenir que le refus du comportement homosexuel
en terme de valeur éthique ne doit pas entraîner le rejet de
la personne homosexuelle elle-même. La personne homosexuelle, même
si elle ne le dit pas, ou parfois même si elle dit le contraire, est
très souvent un être qui souffre et qui subit sa condition.
Elle a besoin d'être aimée telle qu'elle est, plutôt
que d'être jugée ou définitivement emprisonnée
derrière une étiquette. Il est important de savoir rencontrer
sans à priori la personne homosexuelle malgré des réactions
spontanées de dégoût, de rejet et de peur.
On ne peut aider quelqu'un qui n'en a pas envie. Il faut d'abord avoir de
l'estime pour la personne telle qu'elle se ressent, et non lui imposer nos
conditions. Si une relation amicale ou de confiance peut s'établir,
et seulement dans ce cas, la personne exprimera peut-être une souffrance,
une demande d'aide. Mais attention à ne pas prendre notre désir
pour sa demande. Si elle a choisi délibérément l'homosexualité
(Gay, couple homosexuel, etc.), ne pas essayer de la convaincre de force,
mais se contenter d'entretenir une relation amicale qui l'amènera
peut-être à demander conseil ou à se confier le moment
venu.
Se souvenir aussi que l'homosexuel a une très grande demande affective.
Face aux aléas des rencontres ou à la fragilité d'un
couple homosexuel, il a besoin d'une véritable amitié. Souvent,
il est rejeté et ne peut trouver de sympathie que dans la communauté
homosexuelle.
Savoir être attentif. Proposer de l'aide avec tact et discrétion
en respectant la vie privée de la personne. Compte tenu du contexte
social, demander, ou même simplement accepter, de l'aide dans ce domaine
est vécu comme un échec et une humiliation suprême.
Aussi, il n'y a pratiquement jamais de demande d'aide spontanée,
en dehors du cas de problèmes graves.
Respecter le secret le plus absolu, même si le fardeau est difficile
à porter seul. Ne partager le secret qu'avec quelqu'un qui bénéficie
aussi de la confiance de l'intéressé et avec son accord. Il
y a toujours une certaine hésitation entre l'attrait homosexuel et
le désir de préserver son insertion sociale. Une révélation
non contrôlée du secret peut précipiter la chute et
l'abandon de toute résistance contre les pulsions homosexuelles.
Cependant, il ne faut pas que le secret devienne une sorte de complicité.
Il y a le devoir de conseiller, voire de fortement encourager un travail
psychothérapeutique sur soi ou sur l'image que la personne a d'elle-même
et des autres (notamment dans le cas d'une personne homosexuelle concernée
par la pédophilie).
Dans un groupe (église, groupe de jeunes, institution), bien distinguer
la personne que nous pouvons accueillir telle qu'elle est, de son comportement
que nous ne pouvons approuver. Ne pas cautionner, ne pas justifier le passage
à l'acte, sous quelque forme que ce soit par qui que ce soit. Pour
des hésitants, cela pourrait être perçu comme un encouragement
tacite.
Distinguer les homosexuels déclarés, qui disent "assumer",
ou vivant ce choix paisiblement, qu'on peut aimer tout en désapprouvant
leur choix, et les homosexuels latents, "refoulés", qui
ne demandent rien et pour lesquels le basculement dans le passage à
l'acte peut toujours survenir sans préavis.
Reconnaître la souffrance subie comme une réalité, un
fait en soi : la personne est ainsi parce que, en raison de son histoire,
elle ne peut pas être autrement.
Ne pas cataloguer "Homosexuel", ne pas emprisonner dans cette
orientation, même quelqu'un qui a eu une expérience homosexuelle.
Permettre à la personne d'exprimer sa souffrance ou sa recherche
en dehors de son cadre habituel de vie avec un ou plusieurs autres interlocuteurs
librement choisis (problème d'intimité, de secret, de liberté,
d'amour-propre...) : psychologue, médecin, psychiatre, éducateur,
pasteur, prêtre, ami sûr, etc.
Donner une véritable éducation sexuelle. Faire découvrir
l'autre sexe, dans sa psychologie et sa description. Faciliter, donner l'occasion
de contacts positifs avec l'autre sexe.
SI VOUS ETES VOUS-MEME CONCERNE
Aussi bien au niveau spirituel qu'au niveau psychologique, il n'y a pas
de solution type applicable à tous. Il y a des témoignages
de cheminement personnel qui peuvent être utiles, mais aucun d'eux
ne peut être reçu personnellement ni imposé comme une
méthode garantie de "guérison" ou de délivrance.
Pour des chrétiens pratiquants, ne pas compter seulement sur une
intervention spirituelle. Il y a de nombreuses rechutes après confession
et repentance réelles. Il y a souvent besoin d'un travail plus profond
et d'un accompagnement spécialisé.
L'homosexualité devient trop souvent une obsession. Certes, il est
difficile de parvenir à "chasser" des pensées homosexuelles,
mais on risque aussi de les renforcer. On ne peut qu'essayer d'orienter
l'attention vers d'autres centres d'intérêt qu'il faut développer
ou créer. L'action n'est pas à mener contre les pensées
homosexuelles, mais en faveur des autres pensées qui doivent les
supplanter. Évidemment, il ne faut pas alimenter les pensées
homosexuelles (pornographie, renouvellement des fantasmes, circonstances
de tentations homosexuelles, etc.).
Il est possible de participer à des groupes de paroles ou des groupes
thérapeutiques avec d'autres personnes concernées par des
pulsions homosexuelles ou qui ont été blessées dans
leur vie affective, à condition que ces groupes ouvrent à
plus de vie et ne forment pas des ghettos fermés.
Une aide psychologique peut permettre de reconstruire la vie sur de nouvelles
bases, notamment s'il y a eu des traumatismes (comme par exemple. des comportements
de soumission ou d'agressivité virile inadaptés, l'absence
d'images d'identifications saines, des abus sexuels ou une initiation homosexuelle),
de restaurer l'image de l'autre sexe. Diverses thérapies sont possibles
mais il faut bien choisir le thérapeute, car certains conseillent
d'assumer l'homosexualité plutôt que d'essayer d'évoluer.
Le mariage de quelqu'un qui a des attraits homosexuels n'est pas en lui-même
un moyen de "guérison" et comporte de grands risques à
ne pas sous-évaluer. Il ne peut être envisagé qu'après
mûre réflexion et en pleine connaissance de cause. Un travail
psychologique préalable est généralement souhaitable.
ADRESSES UTILES POUR AVOIR DES CONSEILS :
DEVENIR
UN EN CHRIST
(accompagnement chrétien des personnes concernées, de leur
famille et environnement)
BP 820 La Rochette
77012 MELUN cedex
Tél : 01.64.37.38.57
EXODUS
EUROPE
(aide pastorale chrétienneet conférences)
CP6CH.
1239 COLLEX Suisse
Tél : 450.42.37.04
E-MAIL
: exoduseurope@minlife.com
TORRENTS
DE VIE
(association
plutôt protestante)
92 Rue Rébeval
75019 PARIS
Tél : 01.42.06.80.11E-MAIL tdvwl@club-internet.fr
L'A.S.Ev peut aussi indiquer d'autres interlocuteurs possibles suivant les régions.
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